Michael J. Welsh
Michael Welsh a obtenu un M.D. et a fait sa résidence en médecine interne à l’Université de l’Iowa. Il a suivi une formation en pneumologie et en recherche à l’Université de la Californie à San Francisco et à l’Université du Texas à Houston. Il a ensuite rejoint l’Université de l’Iowa où il est professeur de médecine interne, de physiologie moléculaire et de biophysique, et de neurologie. Il a été chercheur au HHMI de 1989 à 2024. Il dirige le Centre de recherche sur la fibrose kystique et l’Institut biomédical Pappajohn.
Les activités cliniques du Dr Welsh sont axées sur les maladies pulmonaires. Il a pris soin de personnes atteintes de fibrose kystique en salle et en clinique. Cette expérience et l’absence de traitements efficaces ont influencé sa décision de se consacrer aux défectuosités fondamentales causant la fibrose kystique pulmonaire dans l’espoir d’améliorer la vie des personnes souffrant de cette maladie.
Il a formé de nombreux médecins et scientifiques et a reçu le Distinguished Mentor Award du Collège de médecine Carver de l’Université de l’Iowa. Le Dr Welsh a été président de l’American Society for Clinical Investigation et de l’Association of American Physicians. Il a été élu à l’Académie nationale de médecine, à l’Académie américaine des arts et des sciences et à l’Académie nationale des sciences. Il a reçu la médaille Gordon Wilson, le prix Walter Cannon, le prix Steven Beering, le prix de la Fondation Warren Alpert, la médaille Kober, le prix Shaw en sciences de la vie et en médecine, ainsi que le prix Wiley et le prix Switzer.
Les travaux
La fibrose kystique est une maladie génétique qui touche plus de 125 000 personnes dans le monde. Elle résulte de mutations du gène régulateur de la conductance transmembranaire de la fibrose kystique (CFTR), qui code une protéine responsable de la régulation du transport du chlorure et du bicarbonate à travers les membranes cellulaires. Ce processus est crucial pour maintenir la fluidité du mucus et d’autres substances protectrices dans des organes comme les poumons et le pancréas. Lorsque la protéine CFTR fonctionne mal, cela se traduit par des voies obstruées, des infections graves et des lésions organiques.
Au début des années 1990, le Dr Michael Welsh et ses collègues ont révolutionné la compréhension de la fibrose kystique en démontrant que la protéine CFTR est un canal ionique chlorure et est régulée par la phosphorylation et l’ATP. Ils ont également montré comment des mutations perturbent la fonction CFTR, empêchant son activité appropriée dans la membrane cellulaire, et que le repliement défectueux et la fonction altérée causés par la mutation commune DF508 peuvent être réparés en laboratoire.
Cette compréhension plus approfondie a permis la classification des mutations de la fibrose kystique et a ouvert la voie à des thérapies ciblées pour corriger les défectuosités de la protéine CFTR. Le Dr Paul Negulescu a dirigé l’équipe de recherche de Vertex Pharmaceuticals qui a mis au point les tout premiers correcteurs de repliement des protéines, une nouvelle classe de médicaments. Plus précisément, ces médicaments agissent en restaurant la fonction de la protéine CFTR. Deux d’entre eux, Trikafta et plus récemment Alyftrek, sont des thérapies à triple combinaison ayant le potentiel de traiter environ 90 % des patients atteints de fibrose kystique, y compris ceux porteurs de la mutation DF508.
L’impact
Auparavant, les traitements de la fibrose kystique se concentraient uniquement sur la gestion des symptômes, les patients étant confrontés à une espérance de vie considérablement réduite. Aujourd’hui, les traitements élaborés sur la base des découvertes du Dr Welsh et des innovations de l’équipe du Dr Negulescu chez Vertex s’attaquent aux causes profondes de la maladie et peuvent offrir une qualité de vie et une espérance de vie améliorées aux personnes qui les reçoivent.
Au-delà de la fibrose kystique, leurs réalisations ont remodelé la médecine génétique en prouvant la viabilité des traitements spécifiques à des mutations et en offrant un cadre pour traiter d’autres troubles liés au repliement des protéines.